Sépia (poèmes, chansons…)

SEPIA par THIERRY BRAYER

Recueil de chansons et de poèmes écrits au fil du temps ici et là, et surtout là !

 


 Sépia : poèmes et textes de chansons

sepia 3d

Chanson et poèmes


144 pages – 15×21 – 978-2-3220174-2-3 – Éditeur BoD


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 Quelques extraits :


Sépia

 

Les mots qu’on ajoute
Les mots qu’on ajoute
aux peines
qui viennent,Les gens qui s’éloignent
de nos routes
sans doute,Et quand la souffrance
impose sa présence,
Par hasard, on découvre qu’il…Passe, le temps passe,
et voilà que la vie s’efface,
les images d’autrefois
sont couleur sépia…Des rides qui s’attardent
à des yeux
silencieux,Un miroir qui trahit
le visage
sans trucage,
Pas vu ces hivers
qui un à un s’ajoutèrent
en silence, sans violence et il…Passe, le temps passe,
et voilà que la vie s’efface,
les images d’autrefois
sont couleur sépia…Les cris d’une école
Lointaine
reviennent,
L’enfant de son âme
et son rire
en délire,Blesse, innocent
les rêves simplement
et nous rappelle, éternel, comme il…Passe, le temps passe,
et voilà que la vie s’efface,
les images d’autrefois
sont couleur sépia…

Passe, le temps passe,
tant de pas, si peu de traces !
Les couleurs sont oubliées
si l’on n’a pas aimé.


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NYC and I see…

La première des romantiques aux rues carrées comme des heures,
M’offre sa danse, m’offre ses chœurs.
La première des portes d’un improbable monde,
M’offre son ventre comme une femme trop féconde.

Je circule en son île, je respire, je squatte,
Je lisse ses rues jaunes de la gauche vers la droite.
Du nord au sud, je saccade ses avenues citoyennes,
Puis je diagonalise sa large voie de comédienne.

J’arbore sa centralité de verdure si je m’époumone.
Je reprends vie dans son silence qui bouillonne,
Qui me dit tout ce que j’ai à savoir,
Pour naviguer en son corps et en son histoire.

Me voici le capitaine d’un vaisseau gigantesque !
Échoué, seul au monde ou presque !
Rassuré, entouré, de mille et une houles,
Comme un ruban qui m’enlace, qui m’enroule.
Elle est pourtant si intime, si fragile,

Si calme puis tempétueuse, si versatile
Mais fière comme un drapeau au vent,
Comme une poitrine de femme-enfant.
Aurais-je ma vie pour la comprendre ?

Ai-je même passé assez de temps à l’attendre ?
Laissez-moi penser que oui !
Laissez-moi penser …
Alors que s’alanguissent les jours et les nuages,

Baisant les buildings sans exhibe, sans ambages,
Je ne suis que rampant dans ce presque labyrinthe,
Que je puzzle pourtant de mes chaudes empreintes.
Mes empreintes : j’ai foulé cette terre,

De chair, de béton, de soleil et de verre,
Moi, l’infinitésimal rien à l’échelle du Vrai
Voilà maintenant que je sais !
Je suis ici, et toi tu es là.

Quel est ce destin ?
Adverbes cruels, devenez humains !
Devenez l’un, devenez l’autre, fusionnez-nous !
Que nos moitiés se gonflent en un unique tout !

Je veux sentir ton odeur impertinente,
Ton regard de femelle, ton envie insolente,
Et te voir me prendre en tes bras insolites
Pour m’entraîner au tréfonds de notre coït.

Je saurai patienter pour te reconquérir,
Puisque je sais que tu veux de moi,
Juste mon courage qui se doit de naître,
Pour te conter joliment fleurette.

NYC ce que je n’ai pas osé croire
And I see plus que je ne pensais voir.


Zanguief

Dites-moi si vous savez ce qu’est un SDF ?
Trois lettres pour une vie, trois lettres seulement.
Je vous en raconte une, celle de Zanguief :
Trois minutes pour une vie, si vous avez le temps…

ZANGUIEF, on le dit Sale Dangereux et Fou
Dans le regard des gens, une Sensation De Flou

Ses rêves ? Rien que des Souvenirs De Foyers
Sa liberté ? Sa Seule Source De Fierté

Aucune Solidarité De sa Famille
Parait même qu’il a perdu Ses Deux Filles

Quelqu’un vous a dit qu’il Souffrait De Folie ?
C’est chaud-glacé de Survivre Dans des Faux lits

Toute sa vie, il Supporte Des Fardeaux
L’amour, l’amitié lui font Souvent Des Faux

Il est – on s’en doute – Sans Demoiselle Fixe
Pas de télé pour Se mater Des Films X

Dehors dedans c’est un Sentiment De Frisson
D’abandon, un Sentiment De toucher le Fond

ZANGUIEF galère dans le Sud De la France,
Ça serait pareil aux States, à Dunkerque, à Florence.

Être SDF,
ce n’est pas encore la fin du monde
Mais pour Zanguief,
c’est pourtant le début d’un autre…

 


Elle se sent vide, dit-elle.

Elle se sent vide, dit-elle.
Pourtant, elle est pleine d’entrain ; elle est pleine de vie ; elle est pleine de ressources.
Mais elle se sent vide…
Vide parce qu’elle n’est pas remplie par l’amour qu’elle attend, espère, prie, réclame,
Par l’amour qu’elle s’est inventé.
Par l’amour qui lui est destiné…
Mais non, il s’attarde, cet amour, ailleurs sans doute ?
Que fait-il pour elle ?
Que fait-elle pour lui ?
Oui, que fait-elle ?
Elle regarde et se fait regarder, elle charme et se fait charmer :
Elle désire, mais se fait désirer.
Trop, un tout petit peu trop, et finalement, beaucoup trop !
Elle est désirable au point d’être inaccessible !
Elle est inaccessible au point d’être désirable.
D’aucuns disent qu’elle allume, d’autres qu’elle éclaire…
La certitude dit qu’elle est brillante, et elle en est certaine !
Et elle, que veut-elle ?
Surtout pas d’une histoire d’une seconde, non surtout pas !
Mais elle n’a pas le temps pour une histoire de plus d’une seconde.
Son temps n’a plus de temps à se consacrer et à se trouver.
Ni longue, ni courte, son histoire à venir, elle ne la veut…
Mais alors, que veut-elle ?
Ne plus se sentir vide, dit-elle.
Qui peut combler ce vide ; qui peut la combler ? Veut-elle même l’être ?
Pas sûr ! Car être dans le vide, c’est espérer ne plus y être !
Jamais !
C’est espérer tout court !
Toujours !
Son espoir la fait vivre, la fait rêver, la fait être une femme vivante,
La fait être elle !
Même si elle se sent vide, dit-elle.

 


c-est-pas-tolere


Dans ma radio

Parce qu’on voyage grâce aux chansons…

Avez-vous reconnu :

L’été indien – Ne me quitte pas – Alexandrie, Alexandra – Melissa – Hôtel California – Il est cinq heures – San Francisco – Les Acadiens – Si tu vas à Rio – L’Hymne à l’amour – Sur la route de Memphis – Les demoiselles de Rochefort – La chanson des camionneurs – Belle-Île en mer – Il – Prendre un enfant par la main – Chez Laurette – La bohème – Un beau roman – Atlas le géant – Comme ils disent – Toulouse – Né quelque part – Le blues du businessman – L’instant d’amour…

Non ? Alors, réécoutez !

Thierry BRAYER, Écrivain, Coach en écriture



Un commentaire à propos de “Sépia (poèmes, chansons…)

  1. Mirifique, atypique, original et musical. Ce recueil de chansons et de poèmes est une magnifique découverte !! L’écriture est combien sublime.
    L’auteur nous prend facilement par la main pour nous projeter dans son univers. On voyage avec lui, on rêve avec lui, on réfléchit avec lui sur le sens de la vie par exemple… Les thèmes sont variés comme les formes : vers libres ou rimés, poèmes en prose, chansons, fable. L’auteur joue beaucoup avec les mots, il créait des néologismes drôles. Un poète dans l’âme, cela va de soi ! Les poèmes que j’ai adoré sont : Quais de Gare, L’Envol, Ma plus jolie chanson, Zanguief ( ce dernier qui m’a particulièrement émue car il narre l’histoire d’un SDF qui a malencontreusement tout perdu.), Turquoise ou encore Saoul.
    C’est un recueil que je recommande vivement.
    Bravo à l’auteur !!

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